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Actualité de la Laïcité
29 septembre 2016

Bonaparte : La religion et l’ordre social

« Quant à moi, je ne vois pas dans la religion le mystère de l’incarnation, mais le mystère de l’ordre social ; elle rattache au ciel une idée d’égalité qui empêche que le riche ne soit massacré par le pauvre. La religion est encore une sorte d’inoculation ou de vaccine qui, en satisfaisant notre amour du merveilleux, nous garantit des charlatans et des sorciers ; les prêtres valent mieux que les Cagliostro, les Kant et tous les rêveurs de l’Allemagne.

Comment avoir de l’ordre dans un État sans une religion ? La société ne peut exister sans l’inégalité des fortunes, et l’inégalité des fortunes ne peut subsister sans la religion. Quand un homme meurt de faim à côté d’un autre qui regorge, il lui est impossible d’accéder à cette différence s’il n’y a pas là une autorité qui lui dise : “Dieu le veut ainsi ; il faut qu’il y ait des pauvres et des riches dans le monde ; mais ensuite, et pendant l’éternité, le partage se fera autrement.” »

Conseil d’État, 1800

Déclaration de Bonaparte après le coup d’État du 18 Brumaire An VIII (9 novembre 1799) qui a mené à la signature du Concordat entre la France et le Vatican le 15 juillet 1801, célébré par un Te Deum à Notre-Dame, le 9 avril 1802

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