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Actualité de la Laïcité
9 décembre 2014

Il y a 109 ans, le 9 décembre 1905 était promulguée la Loi de séparation des Églises et de l’État

Le 9 décembre 1905 était promulguée la Loi de séparation des Églises et de l’État :

« Article 1 : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.
Article 2 : La république ne reconnaît ne salarie ni ne subventionne aucun culte. »

La République Française sortait ainsi d’un siècle de Concordat, qui faisait suite à des siècles de religion d’État et à plusieurs tentatives de règlement des relations entre l’Église et l’État pendant la Révolution Française : constitution civile du clergé, culte de l’Être Suprême, loi de séparation du 21 février 1795.

La loi de 1905 a été l’objet d’un débat parlementaire long et houleux entre ceux qui prônaient un athéisme d’état (Maurice Allard), ceux qui défendaient les privilèges de l’Église catholique (l’abbé Gayraud) et ceux qui voulaient combattre le cléricalisme, tout en respectant la liberté de conscience (Aristide Briand, Jean Jaurès).

Acceptée par les cultes minoritaires, protestants et juifs, elle a été combattue par l’Église catholique qui a ainsi obtenu des avantages considérables dans les lois de 1907 et 1908 ainsi que dans les accords de 1924 entre la République et le Vatican.

Elle n’a jamais été appliquée ni en Alsace Moselle, annexée alors à l’Empire d’Allemagne, ni dans les colonies devenues depuis les Départements et Territoires d’Outre-mer.

Alors que la laïcité de la République est fréquemment remise en cause, par ceux-là mêmes qui ont la charge de la faire respecter, et souvent au nom de la liberté de religion, (comme c’est actuellement le cas avec l’affaire des crèches de la nativité dans les bâtiments publics : Conseil Généraux, mairies, etc.), les débats qui ont préludé à son adoption sont plus que jamais d’actualité.

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